Expositions temporaires
Comme chaque année, le musée et l'association vous présentent plusieurs expositions temporaires.
Les expositions ci-dessous sont à retrouver en grande majorité dans la dernière pièce de la visite, au niveau -1 du bunker de commandement L479 "ANTON".
À l'exception de "La Station Radar "Distelfink"" qui se trouve quant à elle, dans la pièce dite de "la chambrée", au niveau -1 du bunker de commandement.
La Station Radar "Distelfink"

Depuis notre ouverture exceptionnelle pendant les vacances de Noël 2025, vous avez déjà nombreux à découvrir cette toute nouvelle exposition ; La Station Radar "Distelfink".
Vous y découvrirez les rôles et missions essentiels de cette station. Un rappel des grandes dates du Radar est présente sur le 1er panneau, pour bien recontextualiser les choses. Vous aurez également la change de retrouver des photographies totalement inédites, qui ont refait surface il y a 2 ans, et qui seront mises en valeurs prochainement dans la scénographie, avec une histoire invraisemblable mais purement authentique.
Cette exposition, vouée à être prêtée dans d'autres lieux, est à retrouver dans le niveau -1 du bunker de commandement, dans la salle dite "la chambrée".
La Station Radar d'Englesqueville-la-Percée

Depuis désormais 2 ans, nous avons la chance de vous présenter l'exposition relative à une station radar allemande situé derrière les secteurs américains d'Omaha Beach et Utah Beach sur 12 panneaux ; "La Station Radar d'Englesqueville-la-Percée".
Nous remercions chaleureusement le service archéologie du département du Calvados, qui nous prête cette exposition.
Cette exposition saisissante, après des fouilles sur site en 2020 à l'occasion de l'aménagement d'une piste cyclable, relate l'histoire oubliée de cette station radar de la Kriegsmarine allemande.

Les métamorphoses du Radar depuis la guerre :
70 ans d’innovations technologiques et de nouvelles applications qui ont changé le monde
Le 70ème anniversaire du Débarquement a été l’occasion de rappeler combien l’invention et le développement du radar ont pesé sur le déroulement du conflit. Mais l’histoire du radar ne s’arrête pas en 1945. Une fois la paix revenue, le nouvel outil a encore joué un rôle de premier plan dans l’éclosion de notre monde moderne. En diversifiant ses applications, en particulier dans le domaine civil, il est rapidement devenu un enjeu industriel, moteur de la reconstruction du secteur électronique dans l’après guerre.

Partant de l’héritage des radars de la guerre, l’exposition montre d’abord comment celui-ci a fructifié sous l’effet de 70 ans de progrès techniques continus. Le déroulement d’une vingtaine de panneaux muraux est rythmé dans sa première partie par les principales ruptures technologiques qui ont marqué chaque décennie et ont dessiné progressivement l’allure du radar moderne. La deuxième partie développe par grands thèmes les nouvelles applications qui ont eu un impact direct sur notre mode de vie et notre histoire récente : le maintien de la paix et de la sécurité dans les années de la guerre froide, la protection du trafic maritime, le développement exponentiel du trafic aérien, la conquête de l’espace, ou la gestion des ressources terrestres…De nombreux exemples de composants électroniques et de matériels témoignent de l’évolution des techniques, et quatre belles maquettes prêtées par la société Thales (un radar d’aéroport, un radar de trajectographie et deux radars militaires à antenne-dalle) illustrent la diversité des formes prises par le radar moderne en fonction de ses applications.
L’exposition a été conçue et réalisée par l’Association des Amis du Musée Franco-Allemand du Radar, avec le soutien de la mairie de Douvres et de l’AICPRAT (association des anciens de Thales).
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L'opération Biting : un raid à part
Dans la nuit du 27 au 28 février 1942, une compagnie de parachutistes britannique est larguée par des appareils de la Royal Air Force sur la falaise du cap d'Antifer à une trentaine de kilomètre au nord du Havre, à proximité d'une station de radar allemande. Ces parachutistes ont pour mission de s'emparer du radar intact et de prélever les pièces vitales afin qu'elles soient étudiées par les ingénieurs britanniques.
Ils doivent également faire prisonnier des opérateurs allemands et détruire le reste de l'installation, avant de rembarquer de la plage de Bruneval à bord de péniches et de vedettes de la Royal Navy, pour prendre la direction de l'Angleterre.
Cette mission audacieuse, baptisée « Opération Biting » (littéralement « Mordant »), est plus connue sous le nom de « Raid de Bruneval ». C'est l'un des 46 raids qu'organisent les Opérations Combinées britanniques sur les côtes de l'Europe occupées entre 1940 et 1944. Sur les côtes françaises, les raids de Saint-Nazaire en mars 1942 et de Dieppe en août de la même année sont restés largement gravées dans les mémoires. En revanche l'opération Biting reste moins connue, mais elle mérite cependant que l'on s'y intéresse pour plusieurs raisons.
Tout d'abord elle est emblématique des opérations combinées, puisqu'elle est à la fois aérienne, aéroportée, amphibie et terrestre. De plus, contrairement à la plupart des raids, l'opération Biting ne vise pas la destruction d'un objectif militaire, mais la capture d'un radar intact pour en évaluer la technologie. Par ailleurs, la résistance française y apportera son concours en fournissant des renseignements précieux sur les défenses allemandes du secteur. C'est également une victoire, certes mineure, mais dans un contexte encore largement défavorable aux Alliés en position défensive sur la plupart des théâtres d'opération. Enfin, il s'agit est également de la seconde opération aéroportée organisée par le commandement britannique.



